• ZIK

    La musique seule est un langage universel et n'a point besoin d'être traduite, c'est que par elle l'âme parle à l'âme.  (Berthold Auerbach)

     

    - Liste complète des articles sur la page "ZIK-PASSION"

     

     

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    Mari Boine PERSEN, femme de JAN GARBAREK  (>voir autre article), est une chanteuse norvégienne d'origine Saami, née en Laponie en 1956.

    Sa musique associe le chant traditionnel des Saami, le joik avec des sons et des mélodies électro-acoustiques.

    A 20 ans, à la recherche des chants traditionnels de son peuple, Mari commence à écrire ses textes et à les chanter.

    Elle a su relever le défi de la reconnaissance et de la renaissance culturelle en valorisant ses origines à travers des textes de chansons particulièrement engagés et une alchimie harmonieuse entre ses quatre sources d'inspirations :

    le fonds de tradition ancestrale saami : chant de gorge joik et pulsation au tambour rituel

    les sons contemporains électro-acoustiques : guitare acoustique et électrique, basse, synthétiseur électronique

    les influences musicales internationales : la pop, le rock, le jazz, etc...

    les musiques ethniques des autres peuples : flûtes andines, charango, percussions africaines, etc...
     

    Je vous laisse découvrir, sur ces très belles images :  KUNGSLEDEN   

    - Et celui-ci, absolument magnifique : It Sat Duolmma Mu

     


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    JB. Lenoir est un bluesman américain, guitariste, chanteur et compositeur.
    Comme pour Skip James et Blind Willie Johnson, Wim Wenders retrace sa vie dans le
    film "The Soul of a Man",  superbe documentaire de la série "The Blues" de Martin Scorsese.

    - Chicago, Juillet 1960 : Mojo Boogie

    JB Lenoir est né à Tilton-Mississippi le 5 mars 1929 (ses initiales J.B. ne signifiant rien en particulier).
    Fils d'un guitariste de blues, J.B. Lenoir est influencé dès son plus jeune âge par Blind Lemon Jefferson.  Dans les années 1940, il travaille avec Sonny Boy Williamson et Elmore James à La Nouvelle-Orléans. En 1949, comme beaucoup de bluesmen du delta du Mississippi, il part à Chicago et commence à jouer dans des clubs avec Memphis Minnie, Big Maceo et Muddy Waters. Il reçoit l'aide de Big Bill Broonzy pour intégrer la scène blues et en 1951, JB. Lenoir commence à enregistrer pour Chess, en particulier le titre "Korea Blues".

    Skip James

    JB Lenoir est surtout réputé pour sa voix haut perchée, son jeu de guitare, et sa fameuse veste zébrée. Ses prises de position virulentes contre le racisme et l'exploitation des minorités en font  un personnage respecté dans le monde du blues. Son plus grand succès, "Mama Talk to Your Daughter",  enregistré chez Parrot Records en 1954, est classé 11ème du Billboard en rhythm 'n' blues. Les ennuis arrivent la même année avec le controversé "Eisenhower Blues" que ce même label lui demande de transformer en "Tax Paying Blues".
    Sa carrière va battre de l'aile et JB. Lenoir a de plus en plus de mal à trouver des engagements. Il se produit un temps comme JB. Lenoir & his African Hunch Rhythm  et cherche visiblement à se rapprocher des lointaines racines africaines. Il disparaît presque et doit alors accepter des petits boulots pour survivre.

    En 1963, Willie Dixon lui vient en aide et lui permet d'enregistrer en 1964 et 1965 les albums Alabama Blues! et Down in Mississippi. Le contenu très militant du second correspond bien à l'engagement de JB. Lenoir dans le combat pour l'égalité des droits qui fait alors rage aux Etats-Unis.


    Sa seule apparition en Europe est en 1965 avec le American Folk Blues Festival. Il se lia d'amitié et encouragea de nombreux jeunes artistes de blues, noirs et blancs. Certains le comparaient à Martin Luther King à cause de leurs nombreux points communs, dont la fin tragique.
    Lenoir s'éteint le 29 avril 1967 à 38 ans chez lui à Champaign, des suites d'un accident de voiture trois semaines plus tôt, l'hôpital n'ayant pas pris au sérieux ses blessures.
    John Mayall compose deux titres à sa mémoire en guise d'ode funéraire: "The Death of J.B. Lenoir", sur l'album Crusade (1967) et "I'm Gonna Fight For You J.B." sur l'album The Turning Point (1969).

     

     

     


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