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     L'amitié, comme la musique, n'a pas de frontières

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    En musique il est très fréquent que des formations se produisent quand des amis se rencontrent ou se retrouvent le temps d'une tournée, d'un concert, d'un festival... Exemple Eric Clapton, qui est connu mondialement pour ses "crossroads", grands festivals  de plusieurs jours où il réunit tous ses amis.

    Il y a quelques temps déjà, deux concerts m'avaient beaucoup marquée, tant par leur qualité que par l'esprit d'une très forte amitié, de partage et d'échange qu'ils dégageaient. De plus, lorsqu'on peut les rencontrer et dialoguer un peu le temps d'un verre, c'est génial.

    - A voir si une tournée les emmène près de chez vous, un pur bonheur!!!

    Amar Sundy en compagnie de Joe Louis Walker et Murali Coryell  (le digne fils de Monsieur Larry Coryell)

    Amar Sundy est un bluesman algérien qui fait parler de lui. J'étais allée le voir, avec Roland Tchakounté (voir ci-dessous)  en première partie, et ce fut une superbe soirée. Plus tard je suis retournée le voir, là il accompagnait  Joe Louis Walker avec Murali Coryell et deux autres compères à la basse et à la batterie. Ils sévissent ensemble depuis un bon moment déjà (festival blues Avignon, Nice, Cognac, Paris, Montréal, Madrid,etc...)

    Petit aperçu de cette formation, ici au Bejar Blues Festival, Espagne- juillet 2011

    AMAR SUNDY : blues touareg
      Amar SundyFormé aux côté de grands noms comme B.B. King, Albert King, Otis Rush, Screaming Jay Hawkins et une bonne partie de la scène locale de Chicago, Amar Sundy, bluesman né parmi les hommes fiers, a su créer depuis plus de 25 ans une osmose subtile entre le blues américain et celui des hommes bleus du désert. Fruits de la fusion du blues et des rythmes sahraoui, ses compositions en français, anglais et touareg, dans un profond respect des valeurs de la culture targuie, invitent à un fabuleux et fascinant voyage. 
     

    ROLAND TCHAKOUNTE : blues menessen

    Roland TchakountéL’Afrique au cœur, cet artiste d’origine camerounaise explore avec son blues « menessen » une nouvelle dimension celle d’un blues acoustique aux accents africains et au dialecte bamiléké.
    Mi-Griot mi-bluesman, sa voix grave légèrement voilée, soul, funk, donne des couleurs inédites....//... Roland Tchakounté s’est imposé de Montréal à Cognac, de Paris à Chicago...   (>>article suivant)
     
     
     

     


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  • Eric Clapton  a dit :  « Buddy Guy est le meilleur guitariste du monde»...

    George « Buddy » Guy, est né le 30juillet 1936 à Lettsworth (Louisiane), d’une famille d'agriculteurs, dans une maison privée d'électricité, et d'eau courante.

    Vers 16 ans, son père lui offre son premier instrument: une guitare à 2cordes! Il joue alors pour passer le temps.

    La légende dit qu'un admirateur anonyme lui offre une vraie guitare.

    Guitar Slim (Eddie Jones), guitariste de la Louisiane au Texas, va beaucoup l’influencer durant les années cinquante.

    Il jouera à Baton Rouge dans l'orchestre de « Big Poppa » John Tilley, puis avec Slim Harpo, Lightnin' Slim, ou Leslie « Lazy Lester » Johnson. Puis avec le groupe de l'harmoniciste Rafus Neal, où il s'adonne au swamp blues (blues du marécage) : très influencé par Little Walter.

    A Chicago, Buddy Guy se produit aux côtés d'Otis Rush, Earl Hooker, ou Freddie King. Son interprétation de « The Things I Used To Do » séduit le public. Il va aussi rencontrer Muddy Waters dans les bars, clubs, etc.. et apprendre beaucoup sur le blues. Son sens du silence aura une influence décisive sur le jeu de Clapton. Mais c’est la rencontre avec B.B. King, qui représente une influence durable tout au long de sa carrière.  

    Sur les conseils d'Otis Rush, il rejoint le label Chess. Dès son premier 45-tours, enregistré en mars 1960 (« First Time I Met The Blues »), le Louisianais ne doit plus rien à personne sinon à Harmony, sa fidèle Fender Stratocaster. Le 16 mars 1960, Buddy Guy enregistre pour la première fois avec celui qui restera longtemps un partenaire et ami, l'harmoniciste Junior Wells…..

    Les sept années chez Chess ont produit le meilleur de la carrière de Guy.

    En  février 1965, en Grande-Bretagne, il partage la scène avec Rod Stewart et les Yardbirds.

    En 1967, il enregistre l'album live Blues from Big Bill's, (au Copacabana Club de Chicago) avec Howlin' Wolf et Muddy Waters. La même année, Guy quitte Chess pour Vanguard. C'est là qu'il retrouve Junior Wells.

    Puis, « Buddy Guy & Junior Wells Play The Blues » (avril 1972) produit par Eric Clapton.

    Le 28 juillet 1974, il sera sur la scène du festival de Montreux : c'est à l'occasion de ce concert qu'est enregistré l'album Drinkin 'TNT' - Smokin' Dynamite, sur lequel on retrouve Bill Wyman.

     En décembre 1981 sort DJ Play My Blues son dernier disque avant neuf années de silence.

    Durant les années 80 c’est la disette. Il devient propriétaire d'un club, le Buddy Guy's Legend à Chicago, et végète alors que d’autres musiciens font fortune grâce à son style.

    Puis, dans les années 90, et grâce à Eric Clapton, il se produit de nouveau sur les scènes de Grande-Bretagne. Buddy Guy retrouve alors un label, et enregistre trois albums, il recevra trois Grammy Awards à l'occasion de ces trois parutions.

    Octobre 1991 : Damn Right, I've Got the Blues (avec Mark Knopfler et Jeff Beck) rompt un silence discographique de près de dix ans. Ses concerts affichent de nouveau complet. En mars 1993 sort Feels Like Rain.

    En 1994, il opère un retour aux choses sérieuses, grâce à un Slippin' In où l'on retrouve le guitariste prodige Jonny Lang, et la section rythmique au complet de Double Trouble, groupe de Stevie Ray Vaughan. L'album est produit par Eddie Kramer, fameux pour son travail auprès de Kiss, mais également de Led Zeppelin. Le 26 mars 1996, est édité un nouvel album live, The Real Deal, enregistré à Chicago et New York, en compagnie de Johnnie Johnson (en son temps, pianiste et humble serviteur de Chuck Berry), d'une section de cuivres, et du guitariste G.E. Smith. En 1997, il propose un trop produit Heavy Love.

    En 1998, Buddy Guy retrouve son Junior Wells, pour Last Time Around : Live at Legends (donc enregistré dans le club dont il est propriétaire). 2001 : pélerinage dans le Mississippi de ses racines. En 2003 : Blues Singer et un nouveau Grammy Award (Il y reprend « I Live the Life I Love », chanson emblématique de sa carrière, signée Muddy Waters).

    Buddy Guy est invité par The Rolling Stones le 1er novembre 2006: historique version de « Champagne & Refeer ».

    Buddy Guy reste comme l'un des derniers géants du blues encore en activité.

     

     


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